Il y a bistrot et bistrot. Sur l'avenue de la Motte-Picquet, on aime
dire qu'on tient un bistrot gastronomique. Ce n'est pas un mot qu'on accroche au mur pour faire joli. C'est
une exigence quotidienne qu'on assume au comptoir.
Un bistrot gastronomique, c'est d'abord un Chef qui a fait ses gammes. Frédéric Vardon a fait ses classes auprès d'Alain Ducasse pendant près de vingt ans avant
de monter ses propres maisons. Cette grammaire de la grande cuisine, il
la rejoue ici en clé bistrot : précise, sans esbroufe, généreuse.
C'est aussi des produits sourcés un par un. Les asperges blanches IGP du Blayais arrivent de Gironde. La charcuterie sort de l'atelier d'Olivier Brosset.
Les vins du Jura viennent du Caveau des Jacobins à Poligny. Pas d'approvisionnement
industriel, jamais.
C'est une cave qu'on travaille en propre. Plus de 400 références, des petits vignerons aux grands crus, choisies parce qu'elles
racontent quelque chose, pas parce qu'elles font joli sur la liste.
C'est une ardoise qui change tous les mois, au rythme des arrivages et des saisons. Pas de carte gravée dans la
pierre, pas de menu en quatre langues qui ne bouge jamais. Le Chef
compose en fonction de ce qui arrive le matin, des envies, du ciel.
Et c'est, enfin, un service. Pas guindé, pas distant. Attentif,
informé, présent. Avec ce qu'il faut de complicité quand l'occasion
s'y prête.
Voilà ce qu'on appelle un bistrot gastronomique. Le Café Max est plein
de ces choses-là, sans le claironner. À Paris 7e, à deux pas du Dôme
des Invalides.