Juin au comptoir, juin en terrasse
Juin a ce parfum qu'on ne retrouve qu'une fois par an. Les soirées s'allongent, la lumière dorée traîne jusqu'à 21 heures sur l'avenue, les habitués prennent leurs apéros en short et chemise blanche, et la terrasse du Café Max devient le prolongement naturel de la salle. Frédéric Vardon a sorti sa craie et changé l'ardoise du mois.
Le programme est généreux comme un mois de juin parisien : des entrées qui ouvrent l'appétit sans tasser, des plats qui font le pari de la saison (turbot, pigeon, agneau de Roscoff), et des desserts qui n'oublient pas que la cerise vient de débarquer sur les étals. Le tout pensé pour aussi bien le déjeuner d'une équipe qui descend des Invalides que le dîner d'un couple qui rentre du Champ de Mars.
Petit rappel pratique avant de plonger dans la carte : la terrasse permanente avenue de la Motte-Picquet est ouverte tous les jours d'ouverture, complétée jusqu'au 31 octobre par la terrasse éphémère qui double notre capacité d'accueil en extérieur. Réservez votre table en terrasse en précisant votre préférence à la prise de réservation.
Les entrées : fraîcheur et caractère
L'entrée d'un bistrot, c'est la première poignée de main. Frédéric Vardon a composé une série de six propositions qui couvrent toutes les humeurs de juin, du gros appétit du midi à la jolie mise en bouche du soir.
- Andouille grillée, salade maraîchère · 14 €
- Museau vinaigrette · 14 €
- Tomates à la tomate · 16 €
- Terrine des copains de la Maison Brosset · 15 €
- Poêlon de gros escargots (6 ou 12 pièces) · 18 € ou 28 €
- Filet de hareng, pomme à l'huile · 14 €
Trois mots sur les coups de cœur du moment. La terrine de la Maison Brosset (Olivier Brosset, charcutier rue de la Convention, déjà présent sur notre carte du Prélude) reste l'entrée la plus demandée en terrasse, parfaite à partager. Les tomates à la tomate, c'est la signature légère du Chef : tomates de plein champ travaillées de plusieurs façons, à manger fraîches et de saison, à associer avec un verre de rosé bien typé.
Et pour les fanas du petit-gris, le poêlon d'escargots tient sa réputation : 6 pour goûter, 12 pour assumer. La sauce qui reste au fond du plat se mange à la mie de pain, sans honte, en terrasse comme au comptoir.
Le plat du jour : la saucisse au couteau
Le plat du jour est l'institution discrète de notre maison. Il change chaque jour selon ce qui arrive, et il représente le meilleur rapport qualité-prix de la carte. Ce mois-ci, on a tranché pour la saucisse taillée au couteau, accompagnée d'une purée maison qu'on ne présente plus.
- Saucisse taillée au couteau, pomme purée · 25 €
C'est la définition de la cuisine canaille parisienne : un beau morceau de cochon préparé sans détour, une purée généreuse, un trait de jus de cuisson. À midi, c'est le plat des fonctionnaires des ministères voisins qui veulent du vrai sans se ruiner. Le soir, c'est le réconfort des couples qui ont marché toute la journée dans le 7e.
Les plats : la cuisine du Chef en pleine saison
Le cœur de l'ardoise. Cinq plats signature qui montrent la fourchette de Frédéric Vardon, entre tradition rigoureuse et travail des produits de saison.
- Rognon de veau cuisiné à la normande · 38 €
- Turbot, légumes cuisinés ensemble · 40 €
- Pigeon rôti et ses petits pois, sauce salmi · 48 €
- Filet de bœuf, pommes allumettes, sauce au poivre · 46 €
- Selle d'agneau rôtie, oignons de Roscoff, gnocchis aux petits pois · 48 €
Trois pépites à signaler. Le turbot aux légumes cuisinés ensemble est la version la plus pure du Chef : un poisson noble, des légumes de saison qui se confient mutuellement leurs sucs, sans chichi. Sa cuisson tient en quatre minutes et sa structure tient parfaitement à la chaleur de juin.
Le pigeon rôti et ses petits pois sauce salmi est notre plat signature de saison. Pigeon ramier rôti à la goutte, petits pois français cueillis tôt, sauce salmi (préparée avec les abats et le sang du pigeon, à l'ancienne). C'est un plat de chef, à manger lentement, idéalement avec un verre de bourgogne ou un crozes-hermitage choisi sur la carte des vins du sommelier.
Mention spéciale pour la selle d'agneau aux oignons de Roscoff. L'agneau est un produit qu'on ne sort qu'en saison, à condition d'avoir trouvé la bonne qualité. Cette année, on est servi : la selle est rôtie entière, accompagnée d'oignons doux de Roscoff (AOP rose, sucrés et fondants) et de gnocchis aux petits pois maison qui en font un plat complet. À ne pas manquer si vous êtes à Paris en juin.
Les desserts au soleil
Juin, c'est aussi le retour des cerises, et donc le retour du clafoutis sur l'ardoise. Six desserts à la carte, du plus léger au plus généreux, à finir au comptoir ou en terrasse au coucher du soleil.
- Mousse au chocolat São Tomé 65 % · 13 €
- Baba arrosé de rhum, chantilly · 13 €
- Crêpes Suzette au comptoir · 15 €
- Clafoutis aux cerises · 15 €
- Coupe de glace (fraise, mandarine, abricot) · 12 €
- Fromage au lait cru de Marie-Anne Cantin · 15 €
Le clafoutis aux cerises est arrivé sur l'ardoise il y a deux semaines, et il devrait y rester jusqu'à la mi-juillet. Cerises noires françaises (et non, on ne les dénoyaute pas, on suit la tradition), pâte légère, servi tiède avec une petite touche de crème. C'est tout simplement le dessert de juin parisien.
Crêpes Suzette flambées et fromages de Marie-Anne Cantin
Et puisqu'on parle de tradition : les crêpes Suzette flambées au comptoir sont l'un de nos petits rituels. On les prépare en salle, devant vous, avec un jet de Grand Marnier, une flambée brève, et le sourire de celui qui sait que ça impressionne toujours autant. Si vous êtes en terrasse, on peut prévoir un service spécial à votre table.
Et pour conclure léger, un mot sur le plateau de fromages de Marie-Anne Cantin, légende des affineurs parisiens installée à 200 mètres du Café Max au 12 rue du Champ-de-Mars. Au lait cru, sélection courte qui change selon les arrivages : un bleu, un croûte fleurie, un fromage de chèvre, le tout au top de la saison.
Déjeuner ou dîner en terrasse
L'ardoise est servie du mardi au samedi, déjeuner de 12h15 à 14h, dîner de 19h à 21h45. La terrasse avenue de la Motte-Picquet est ouverte aux mêmes horaires, sous réserve du temps : on rentre les tables sous l'averse, on les ressort dès que le ciel se calme.
Pour les déjeuners, on conseille de viser 12h30 ou 13h30. Entre les deux, c'est le pic des fonctionnaires des ministères qui descendent par paquets. À 13h30, on retrouve une ambiance plus reposée, idéale pour profiter de la lumière sur les platanes.
Pour les dîners, le créneau magique de juin est 19h30 à 20h30. La lumière dorée donne sur la façade, les tables se remplissent dans l'ordre, le soleil descend lentement derrière l'École Militaire. Vers 21h, la terrasse est encore animée mais le rythme se calme : c'est l'heure du verre de Champagne d'après-repas.
Réservez votre table en terrasse via le widget de réservation Zenchef en précisant votre préférence terrasse dans le commentaire, ou appelez-nous au 01 47 05 57 66. Si vous arrivez avec un groupe de plus de 8 personnes, contactez-nous via la page organisation d'événements pour qu'on cadre ensemble votre venue.
Les complices du Café Max
Bistrô parisiense desde 1941 · 01 47 05 57 66